Au Moyen Age, jusqu’au traité de Corbeil (1258), Saint-Paul dépendait de l’abbaye d’Alet, qui l’avait inféodé à Bernard Sermon, seigneur du Bézu, dont les biens furent confisqués pour hérésie.
Un monastère se trouvait au-dessus de Sabarda, près de la rivière. On y a trouvé des ossements et des substructions.
En 1543, les moines du Chapitre de Saint-Paul furent obligés de se réfugier à Alet, du fait de l’incursion des Espagnols, qui n’hésitaient pas à piller les églises et les monastères, plus riches que les demeures des particuliers.
24 novembre 1625. Dégagement des reliques mises en gages chez un habitant de Perpigan, pour se procurer les 250 ducats payés par le Chapitre au commandant des troupes espagnoles, lors de la prise de la ville (1543).
4 avril 1789.  Nous faisons inhibition et défense à tous enfants, tant grands que petits, et à toute personne de quelle condition et qualité qu’il soit, de se servir de sifflets ni de faire aucun bruit dans les églises et cloître pendant les offices divins, sous peine de prison pour chaque contrevenant.
Avril 1842.  Au pont de la Fou, dans une grotte de 15 m de long, 6 m de large et 6 m de hauteur, on a trouvé des ossements humains incrustés dans la pierre, ainsi qu’un petit pot de terre cuite qui se brisa. Quelques jours après, on trouva un autre squelette et un autre pot, qui a pu être dégagé, dans lequel on a trouvé un petit étui en or et des fragments d’un bandeau de col en argent fondu. Dans l’ornementation du bandeau, il y a des fleurs de lys. L’étui a 2 mm de long sur 9 de diamètre et renferme une fleur de pensée en parchemin.
11 mai 1881. Mesures de rigueur contre les musiciens de Saint-Paul qui refusent de prêter leurs concours à la commune pour la Fête Nationale, malgré l’offre d’une somme double de celle qu’ils gagnent habituellement. Ils préfèrent s’engager dans d’autres localités, plutôt que de se rendre utile dans la commune qui est généreuse pour eux toute l’année.
En 1913, près de Galamus, à la Caune dal Or, on trouva une grotte préhistorique contenant des silex taillés, des grattoirs, des tessons de poterie et des squelettes.
17 décembre 1925. Classement des Gorges de Saint-Antoine de Galamus par la Commission des Sites et Monuments naturels de caractère artistique. 4 août 1934. Louis Henri Rougelin, gardien de Galamus, est révoqué.

Référence : Albert Bayrou, Saint-Paul de Fenouillet, à la recherche du passé, 1996.

[Pyrénées-Orientales] ⸞ Saint-Paul de Fenouillet, quelques anecdotes historiques ⸞

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